Part.1

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1) Influences…. (1982-1987)

C’est à l’âge de 12 ans que je découvre les joies de la radio FM.
Après avoir reçu en cadeau un petit poste radio, de qualité médiocre et qui ne captait que les grandes ondes, je me décide la même année à acheter avec mes maigres économies, un radio cassette de marque Thompson. Je découvre alors les radios libres et leur programmes musicaux qui à l’époque jouaient pleinement leur rôle de dénicheurs de news et d’éducateurs d’un public néophyte.
Les premiers morceaux à m’avoir marqué furent des titres français de l’époque comme Axel Bauer (Cargo de nuit), Rose Laurens (Africa) ou encore Jean Schultheis (Confidence pour confidence).

Coté anglophone, je me souviens de Toto (Africa), ABC (The Look of Love), Madonna (Holiday) un de ses premiers titres , Captaine Sensible (Wot), Freeez (I.O.U.) mixé par Arthur Baker & Jellybean et bien sûr du merveilleux Steppin' Out de Joe Jackson avec ses riffs de xylophone, ou encore du très très funky Boogie Down de Monsieur Al Jarreau, un régal !

Comment ne pas citer également Michael Jackson avec en 1982, les titres Billie Jean, Thriller, Wanna Be Startin' Somethin'… quelle année !
Je me rappelle aussi avoir cherché en vain dans les bacs, le disque de Earth Wind & Fire (Fall in love with me), sorti à la même époque. Mon premier contact (sans le savoir) avec le funk…
Puisque nous parlons de funk, je me dois de citer bien sur Indeep (Last Night A DJ Saved My Life) sorti également en 82, ainsi que deux groupes incontournables sur les ondes en ce temps là : Imagination emmené par Leee John et les Kool & The Gang du New Jersey.

Apparu dès le début des années 80, le Disco Italien est un mélange de sonorités disco, synth pop et de musique électronique parfois assez underground.
C’est plutôt le disco italien commercial que j’écoute dans ces années-là, car c’est ce que joue la plupart des radios en France.

Fun Fun évidemment, Ryan Paris et sa Dolce Vita, avec un piano qui me donne des frissons (déjà !), Spagna, P. Lion, Gazebo… puis en 84, les deux succès de Valerie Dore, The Night et Get Closer.

Je n’ai jamais été un gros fan de Disco Italien, mais il faut avouer qu’il y a eu quelques bons disques dans ces années-là. Et puis, entre la New Wave et la Pop commerciale du moment, on n’avait pas forcement grand chose à se mettre sous la dent…

C’est à 13 ans que je participe à ma première 'boom' comme cela s’appelait à l’époque. Ca se passait dans le garage d’un copain… pas de DJ ou de table de mixage mais seulement un radio cassette, une platine et quelques 45 tours du moment…
Des lampes clignotantes, un petit projo et surtout la fameuse boule à facette, devenue aujourd’hui le symbole des années disco.
Une fois mes premières émotions sentimentales passées (souvenez-vous du quart heure américain où les filles devaient inviter le garçon de leur choix à danser un slow) Embarassed cette boom qui avait lieu un samedi après-midi me donna surtout l’envie d’aller acheter quelques uns des disques dont je vous parlais plus haut.
Disques que l’on trouvait assez facilement à l’époque, chez les disquaires, les grandes surfaces et même certaines librairies.

1985, l’année de mes quinze ans, sera pour moi une étape importante... une année déclic.

85 comme 84 d’ailleurs, est un grand millésime de la production musicale. Une année mythique qui va définitivement me scotcher au transistor et me faire découvrir la beauté des versions longues, les versions maxis.

C’est un peu par hasard que j’achète mon premier maxi 45 tours, Nicole Mc Loud - Don’t you want my love.
A l’époque je cherche encore mes 45 tours en grande surface où l’on trouve la plupart des disques du Top 50 français (créé fin 84). Mon magasin Champion de Paray Le Monial (petite ville de Bourgogne), propose alors depuis peu, en plus des cassettes, 45 tours et autres albums vinyles, des maxi-45 tours.
N’arrivant pas à trouver le single de Nicole McLoud que j’avais préalablement entendu à la radio, je me rabats donc sur ce format bizarre mais avec une belle et grande pochette, le maxi single - 45RPM.
Le pressage hollandais de Don’t you want my love ne comporte certes que deux versions, le Vocal et un Dub... mais cet achat me familiarisera avec les versions longues, les versions clubs.
Deuxième achat, Alisha - Stargazing. Un titre qui me permettra d’apprécier pleinement le travail d’un grand monsieur du remix et surtout du re-edit, Shep Pettibone.
Shep Pettibone est LE remixeur qui marqua ces années-là… un de ceux qui ont contribué le plus à la reconnaissance de l’importance des remixes par l’industrie musicale et par les artistes.
Je vous propose d’ailleurs d’écouter ci-dessous un petit florilège de ses meilleurs remixes.

Sans ordre particulier, quelques disques de plus qui m’auront marqué à cette époque:
- le titre puissant de Jaki Graham - Set me free, aux accents funk comme pour celui de Nicole Mc Loud dont je parlais plus haut;
- Nu Shooz - I can’t wait et son rythme presque midtempo;
- l'incontournable Tell it to my heart de Taylor Dayne;
- Company B. classé par certains comme de l’Italo Disco;
- Fake et Propaganda enfin, venus des pays froids avec un son métallique situé entre synth pop et new wave.

Ce qui me séduisait alors avec les versions maxis, c’était la possibilité de prolonger le plaisir de l’écoute sur quelques minutes supplémentaires.

Petit à petit, achat après achat, je m’intéressais aux versions 'dubs' des maxis... Les déclinaisons du morceau, les répétitions de certains passages, les effets… tout cela commençait à me faire vibrer intérieurement de plus en plus.

Deux titres méritent un petit arrêt des platines.
Tout d’abord Relax de Frankie Goes To Hollywood – un maxi que je n’avais pas réussi à trouver à l’époque et dont la version 7" avait fait le tour du monde.

Sorti en 83, Relax représentait une véritable révolution…
D’abord par les références homosexuelles du titre et surtout du clip… puis par la musique en elle-même.

Avoisinant souvent les 10 minutes ou plus, les versions maxis de FGTH étaient à chaque fois des petits bijoux, de véritables réinterprétations du morceau... beaucoup plus que de simples versions longues ou re-edits.
Deux exemples à écouter avec Welcome On The Pleasure Dome et le Twelve Wild Disciples Mix de Warriors Of The Wasteland sorti plus tard en 1986.

Deuxième titre à m’avoir profondément marqué, Visitors par les italiens de Koto. Habile mélange de synthé lead et Disco Italien, ce titre comme Jabdah et Japanese Wargames réalisés plus tôt, semblait tout droit venu d’une autre planète… de véritables ovnis musicaux !

D’une certaine façon, je pense que Koto avec ses rythmes endiablés et sa musique 100% électronique m’a musicalement préparé à la vague Acid House de 1988 (lire Part.3) et m’aura aussi permis de mieux apprécier les versions instrumentales et les dubs de mes maxis préférés.

Introduction
1) Influences (1982-1987)
2) SAW Productions (1987-1988)
3) Acid & Techno (1988-1989)
4) NRJ Years (1989-1995)
5) Only For DJ's (1995-1999)
6) MAO & Internet (1999-2005)
7) Mix Collectors (2005-2010)

1 Commentaire
  1. Hello,
    formidable flashback moment....
    mon baptemem musical etait imagination en 1981 avec l'album "BODY TALK" en cassette-repiqué, sans pochette je croyais que le chanteur etait "une femme"

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